Sécurité alimentaire
Les aliments déconseillés pendant la grossesse
Il n’y a pas une liste d’interdits, mais des raisons différentes de laisser un aliment de côté. Les neuf familles, et ce qui vaut pour chacune.
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Aucun professionnel de santé n’ayant relu cette page, elle ne remplace pas votre suivi médical. Pitchoun est développé par une personne seule, qui n’est ni médecin, ni sage-femme, ni diététicienne — c’est écrit ici.
La réponse courte
Il n’existe pas une liste d’aliments interdits pendant la grossesse, mais des raisons différentes de mettre quelque chose de côté : une bactérie ou un parasite qui survit au froid du réfrigérateur ou à la crudité, un contaminant qui s’accumule dans la chair de certains poissons, un aliment dont une petite quantité apporte déjà beaucoup — et l’alcool, où la question de la quantité ne se pose pas. Deux familles, enfin, sont des repères de modération et rien de plus.
Pitchoun en tire neuf familles. La plupart lèvent un message quand vous notez un repas ; deux d’entre elles ne lèvent jamais rien, et c’est une décision. Les voici, avec la raison de chacune et, lorsqu’elle existe, la page qui la détaille.
Sur cette page6 parties
Les neuf familles d’aliments à éviter
| Ce que l’app signale | Pourquoi |
|---|---|
| Lait cru et pâtes molles | Listeria. Préfère le lait pasteurisé ; les pâtes molles et les bleus se laissent de côté, même au lait pasteurisé. |
| Poissons prédateurs | Mercure. Espadon et requin sont à écarter ; thon et autres prédateurs, une fois tous les quinze jours. |
| Viande, poisson et œufs peu cuits | Toxoplasmose et salmonelle. Bien cuits à cœur, ils ne posent plus ce risque. |
| Foie et abats | Très riches en vitamine A, qui s’accumule. À laisser de côté pendant les neuf mois, huile de foie de morue comprise. |
| Alcool | Aucune dose n’est sans risque pendant la grossesse. |
| Graines germées | Listeria et salmonelle. Luzerne, pousses de soja, lentilles germées : à manger cuites. |
| Algues | Trop d’iode. L’ANSES les déconseille pendant la grossesse, sauf avis médical. |
| Café, thé et colas | Deux à trois tasses légères par jour au maximum — café, thé, cola et boissons énergisantes confondus. Soit 200 mg de caféine. |
| Produits au soja | Un aliment au soja par jour, pas plus : l’ANSES recommande de limiter les phyto-œstrogènes pendant la grossesse et l’allaitement. |
C’est la liste de l’app, telle que son code l’écrit. Elle n’est pas exhaustive : une règle vise un rayon de la table de composition Ciqual 2025 de l’ANSES — 3 484 aliments —, et ce qu’aucun de ces rayons ne contient n’est pas signalé.
Ce qui peut porter une bactérie ou un parasite
Une même particularité explique trois des neuf familles : la listeria résiste aux températures du réfrigérateur. Le froid ne l’arrête donc pas : un aliment prêt à manger, gardé au frais et servi froid, reste concerné. Pour la toxoplasmose, c’est la cuisson qui change la donne, et le texte de l’app le dit d’une viande :
Une viande crue ou saignante peut transmettre la toxoplasmose. Bien cuite à cœur, elle ne pose plus ce risque.
Cela vaut pour l’aliment, pas pour tout le sujet — le reste relève de votre suivi.
Les voici. Les fromages d’abord, pour deux motifs distincts — le lait cru d’un côté, la pâte molle de l’autre, même au lait pasteurisé : quels fromages pendant la grossesse les nomme un par un, et la raclette et la fondue traite le fromage fondu et servi brûlant. Les aliments peu cuits ensuite, une seule famille qui couvre plusieurs rayons : la charcuterie, dont une bonne part ne passe jamais par la cuisson, et la viande et les œufs, où la cuisson décide de tout. Le poisson cru ou fumé, enfin, relève de la même logique : quel poisson pendant la grossesse le traite avec la question du mercure.
Les graines germées ferment la marche, pour la même raison : l’app les signale dès qu’elles sont notées.
Le mercure, qui s’accumule dans les gros poissons
Deuxième raison, et elle ne fonctionne pas comme la première : rien ne se règle à la cuisson. Le mercure se concentre le long de la chaîne alimentaire, donc davantage chez les poissons prédateurs. L’app distingue les espèces à écarter de celles qui se limitent en fréquence, et le détail est dans quel poisson pendant la grossesse.
Les autres poissons ne sont pas concernés : c’est d’eux que vient l’essentiel du DHA que l’app compte, un repère qu’elle lit sur 7 jours et non sur la journée.
Le foie, les algues et l’alcool
Troisième raison : une petite quantité qui apporte beaucoup. Deux familles, le foie et les algues. L’alcool les suit ici sans relever de la même logique — la quantité n’y entre pas. Voici les trois textes que l’app affiche tels quels.
Le foie concentre beaucoup de vitamine A, déconseillée à forte dose pendant la grossesse. C’est celui qu’il vaut mieux laisser le plus franchement de côté — huile de foie de morue comprise, malgré ses oméga-3.
C’est la vitamine A qui est en cause, et elle a sa page : le foie et les abats.
Les algues sont de loin les aliments les plus riches en iode : une petite quantité suffit à dépasser largement le repère d’une journée. L’ANSES les déconseille pendant la grossesse, sauf avis médical — un excès d’iode peut dérégler la thyroïde.
Comme le foie, les algues sont signalées pour ce qu’elles contiennent en abondance, et non pour ce qui pourrait s’y trouver. L’app les signale dès qu’elles sont notées, sans juger la quantité : elle n’a pas de limite haute sur l’iode. Le repère, lui, est expliqué dans l’iode pendant la grossesse.
L’alcool passe par le placenta, et aucune dose n’est reconnue sans risque : la recommandation pendant la grossesse est « zéro alcool ». Si tu en as déjà bu, parle-en simplement à ta sage-femme.
C’est la page l’alcool pendant la grossesse qui reprend ce texte et dit pourquoi l’app ne propose aucun seuil.
Le café et le soja : des repères, pas des interdits
Deux familles de la liste ne portent aucune alerte, et c’est une décision, pas un oubli.
Deux à trois tasses légères par jour au maximum — café, thé, cola et boissons énergisantes confondus. Soit 200 mg de caféine.
Un aliment au soja par jour, pas plus : l’ANSES recommande de limiter les phyto-œstrogènes pendant la grossesse et l’allaitement.
Ce sont des repères de modération. Une alerte à chaque tasse cesserait vite d’être une alerte, et l’app garde ce registre pour ce qui demande une décision au moment du repas : elle les affiche sur son écran « Aliments à surveiller » sans rien lever quand vous notez un café. Elle ne compte pas non plus la caféine — la table de composition n’a pas de colonne pour elle, et l’app ne fabrique pas une donnée qu’elle n’a pas. Le repère existe, sans compteur : c’est ce que raconte café, thé et colas.
Ce qui n’est pas sur cette liste
Cette page décrit ce que l’application signale, et rien d’autre : ce n’est pas la liste de la médecine, et elle ne remplace pas ce que votre sage-femme ou votre médecin vous dira.
Deux choses en sortent encore. L’hygiène n’est pas le sujet de l’app : le lavage des crudités comme la prévention des infections appartiennent à votre suivi, pas à un carnet alimentaire. Et sur les apports, elle sait dire ce qui manque, pas ce qui serait en trop : elle n’a pas de limite haute, hors trois plafonds qu’elle se contente de colorer sans commentaire.
Le reste du temps, elle parle d’autre chose que de ce qu’on écarte : du fer, des folates, du calcium et des protéines, dont la référence publiée est citée sur nos sources.
Une source mal citée, un chiffre qui ne correspond pas au document d’origine : écrivez-nous, nous corrigeons — et nous le disons sur cette page.

