Repères nutritionnels
DHA et oméga 3 pendant la grossesse
Une journée sans poisson n’est pas une journée sans DHA : il se compte sur la semaine, et c’est le seul des treize repères dans ce cas.
Sources publiées, citées ligne à ligneVérifié le
Aucun professionnel de santé n’ayant relu cette page, elle ne remplace pas votre suivi médical. Pitchoun est développé par une personne seule, qui n’est ni médecin, ni sage-femme, ni diététicienne — c’est écrit ici.
La réponse courte
Le DHA est un acide gras de la famille des oméga-3, et il vient presque entièrement des poissons gras. Le repère que Pitchoun retient pendant la grossesse est de 250 mg par jour.
Mais ce repère-là ne se lit pas sur une journée : l’app le compte sur 7 jours. Une seule portion de poisson gras en apporte de quoi tenir plusieurs jours, et une journée sans poisson n’est donc pas une journée sans DHA. C’est le seul des treize repères de l’app dans ce cas.
Sur cette page6 parties
D’où vient le repère de DHA
Voici la référence, mot pour mot, telle que l’app la porte :
ANSES : 250 mg/j de DHA pour la femme enceinte, en plus des 250 mg d’EPA+DHA de l’adulte
Deux choses y sont nommées séparément, et c’est ce qui explique qu’on ne lise pas partout le même chiffre : la phrase distingue ce qu’elle retient pour la femme enceinte de ce qui vaut déjà chez l’adulte. Elle dit elle-même comment les deux se placent l’une par rapport à l’autre, et cette page s’arrête là — elle cite, elle n’en tire aucun calcul.
L’app ne suit que le DHA, et pas l’EPA, qui est l’autre oméga-3 souvent cité à ses côtés : sans repère propre à lui comparer, un second compteur n’apprendrait rien de plus. Chaque repère de l’app porte ainsi sa référence, et elles sont toutes rassemblées sur nos sources.
Pourquoi il se compte sur la semaine
C’est le point qui rend ce repère différent des douze autres, et il mérite d’être déplié.
La plupart des nutriments arrivent par petites quantités, depuis beaucoup d’aliments, tous les jours. En faire une moyenne sur une journée a du sens : la journée ressemble à la suivante. Le DHA, non. Il arrive d’un coup, et presque entièrement depuis la même famille d’aliments, pas tous les jours — un repas de poisson gras dans la semaine, c’est un rythme courant et parfaitement ordinaire.
Lu à la journée, ce repère afficherait donc un manque presque tous les soirs chez quelqu’un qui mange du poisson une fois par semaine. Le chiffre serait juste et la lecture fausse : ce ne serait pas un manque, ce serait un rythme. D’où la fenêtre — l’app additionne le DHA sur 7 jours, et le compare au repère de chacun de ces jours et non à celui d’un seul : un repas du dimanche compte encore le mercredi.
Ce que ça change quand vous notez vos repas
Concrètement, la fenêtre n’est pas un détail de calcul : c’est ce que vous voyez.
- L’assiette du jour ne vire pas au manque parce que la veille était sans poisson.
- Le classement de ce qui manque lit chaque repère sur sa propre temporalité, et le DHA sur la sienne. Il ne le nomme donc pas pour un seul jour sans poisson.
- La moyenne de la semaine repose sur la même lecture, et non sur une suite de petits totaux quotidiens mis bout à bout.
Une conséquence pratique, et elle est plutôt reposante : il n’y a rien à rattraper le soir. Un repère qui se lit sur plusieurs jours se remplit quand ça tombe bien, pas quand l’écran le demande. L’app ne note rien, ne compte aucune série et ne dit jamais qu’une journée a été manquée.
Poisson gras et mercure : deux lectures qui ne se confondent pas
Sur le même rayon, deux des surveillances se croisent sur les mêmes poissons sans avoir rien à voir entre elles — et les confondre fait renoncer au poisson entièrement, ce qui est exactement l’inverse du but.
La première concerne le mercure, et elle vise des espèces précises. C’est la famille que l’app appelle « Poissons prédateurs » :
Mercure. Espadon et requin sont à écarter ; thon et autres prédateurs, une fois tous les quinze jours.
La seconde, c’est le DHA, et elle ne parle pas des mêmes poissons : ceux qui remplissent ce repère sont les poissons gras courants, comme la sardine, le maquereau ou le hareng. Le thon montre bien qu’il s’agit de deux lectures distinctes et non d’une seule : il est à la fois un poisson gras et un prédateur — l’app le signale au titre de la première question, celle du mercure, sans cesser de compter son DHA au titre de la seconde.
Reste une autre question du rayon, celle de ce qui n’est pas cuit à cœur : sushi, saumon fumé, huîtres. Elle est traitée à part, avec le mercure, sur quel poisson manger enceinte.
Un total de DHA affiché est un minimum
Voici la réserve, et elle compte double ici.
La table de composition des aliments ne dose pas le DHA partout : elle le publie sur 72,5 % de ses lignes. C’est le moins bien couvert des six repères suivis pour le bébé. Ailleurs, la mesure est simplement absente — et une mesure absente est lue comme un zéro, faute de mieux. L’app ne comble jamais ce trou par une estimation : elle préfère afficher moins que d’inventer un apport.
Un total de DHA est donc un minimum, jamais un maximum. Ce que contenait votre semaine en apporte au moins autant, souvent davantage. L’app affiche cette réserve sous le repère lui-même, pour la même raison qu’elle est écrite ici : un chiffre servi sans elle laisserait croire à un plafond là où la table est seulement muette.
Ce que l’app fait, et ce qu’elle ne fait pas
Pitchoun estime des apports à partir de ce que vous notez, et les compare à des repères publiés. C’est tout, et il vaut mieux le dire nettement.
Elle ne mesure rien de votre organisme, ne dépiste rien, n’établit aucun bilan et ne remplace aucun examen. Un écart au repère, sur un écran, dit ce que la semaine notée contenait — pas ce qu’il en est de vous. Côté bébé, elle n’a par ailleurs aucune limite haute : elle sait montrer ce qui manque, pas ce qui serait de trop.
Et elle ne recommande jamais de complément, ni pour le DHA ni pour autre chose. Si la question se pose, elle se pose avec votre sage-femme ou votre médecin — qui vous suit, et qui peut prescrire.
La liste des familles d’aliments que l’app signale, avec la raison de chacune, est rassemblée sur les aliments à éviter pendant la grossesse.
Une source mal citée, un chiffre qui ne correspond pas au document d’origine : écrivez-nous, nous corrigeons — et nous le disons sur cette page.

