Sécurité alimentaire
Café, thé et colas enceinte
Des repères de modération, pas des interdits — et une limite assumée : la table de composition n’a pas de colonne pour la caféine.
Sources publiées, citées ligne à ligneVérifié le
Aucun professionnel de santé n’ayant relu cette page, elle ne remplace pas votre suivi médical. Pitchoun est développé par une personne seule, qui n’est ni médecin, ni sage-femme, ni diététicienne — c’est écrit ici.
La réponse courte
Le café ne s’écarte pas pendant la grossesse : il se modère. Pitchoun affiche un repère de proportion, et il vaut d’un seul tenant pour toutes les boissons qui en contiennent :
Deux à trois tasses légères par jour au maximum — café, thé, cola et boissons énergisantes confondus. Soit 200 mg de caféine.
Le mot important de cette phrase est « confondus » : c’est un total sur la journée, pas une limite par boisson. Le soja a le sien, plus bas. Ce sont les deux seules familles de l’app sur lesquelles rien ne se lève jamais quand vous notez un repas, et c’est une décision.
Sur cette page6 parties
Combien de café par jour enceinte
Le repère se dit en tasses, et il donne aussi son équivalent en caféine — parce qu’une tasse n’a pas de teneur fixe : la variété du grain, la mouture, la durée de l’extraction et la taille du contenant la font varier d’un café à l’autre. Le mot « légères » n’est donc pas une précaution de style, c’est la moitié de l’information.
Ce que cette page peut dire s’arrête à ce texte-là, qui est celui de l’app. Pourquoi ce repère plutôt qu’un autre relève des recommandations publiques, et une question sur votre situation — un doute sur ce que vous buvez, un point de suivi — revient à votre sage-femme ou à votre médecin, pas à un site.
Où se cache la caféine : thé, colas, chocolat
Ce total est plus difficile à tenir qu’il n’en a l’air, parce que le café n’est pas seul en cause.
Le thé en contient, noir comme vert. Les colas aussi, y compris ceux qui ne le disent pas dans leur nom. Les boissons énergisantes en font partie, et le texte de l’app les nomme explicitement. Le chocolat en apporte également, sans que cette page puisse dire combien : rien ici ne chiffre les aliments un par un, et prétendre le contraire reviendrait à inventer une mesure.
Autrement dit, une journée sans café n’est pas forcément une journée sans caféine. C’est exactement ce que veut dire le mot « confondus » du repère.
Les infusions de plantes, elles, sortent de ce repère : la plupart n’apportent pas de caféine, et l’app ne dit rien à leur sujet. Une question sur l’une d’elles revient à votre sage-femme ou à votre médecin.
Pourquoi l’app ne lève aucune alerte sur un café
Pitchoun signale certains aliments au moment où vous les notez : une interruption, un texte à lire, un geste à faire pour continuer. Ce registre est celui des aliments sur lesquels une règle de l’app se déclenche — un fromage au lait cru, un poisson qui n’est pas cuit, l’alcool, un poisson prédateur avec la fréquence que l’app indique.
La caféine et le soja n’en font pas partie : aucune règle de l’app ne les vise, et une alerte qui s’ouvrirait sur chaque café du matin serait balayée très vite — avec, le lendemain, celle qui parle de la listeria. Une alerte ne vaut que tant qu’elle reste rare.
Les deux familles figurent donc bien sur l’écran « Aliments à surveiller », chacune avec son repère — celui du soja est plus bas —, et rien ne se lève quand vous notez un café ou un tofu. Les neuf familles, celles qui alertent et ces deux-là, sont rassemblées sur les aliments à éviter pendant la grossesse.
Une app de grossesse compte-t-elle la caféine ?
Pitchoun ne la compte pas. C’est une limite de l’app, et elle s’assume plutôt qu’elle ne se cache.
La table de composition d’où viennent ses aliments génériques — Ciqual 2025 de l’ANSES, 3 484 aliments — n’a pas de colonne caféine. L’app ne fabrique pas une donnée qu’elle n’a pas : il n’y a donc ni compteur, ni total, ni part de repère atteinte pour la caféine. Le repère existe sur l’écran, sous la forme que vous avez lue, sans aucun compteur en face.
Dit autrement : si vous notez vos cafés dans la journée, l’app enregistre bien les boissons, mais elle ne vous dira pas où vous en êtes de ce repère-là. C’est à vous de le suivre, et l’écrire vaut mieux que de laisser croire à un décompte qui n’existe pas.
Les repères que l’app compte réellement sont au nombre de treize, et la référence publiée derrière chacun est citée sur nos sources. La caféine n’y est pas, pour la raison qu’on vient de lire.
Et le soja pendant la grossesse
L’autre famille sans alerte, et son repère est du même ordre :
Un aliment au soja par jour, pas plus : l’ANSES recommande de limiter les phyto-œstrogènes pendant la grossesse et l’allaitement.
Là encore, c’est un total sur la journée. Le soja ne vit pas seulement au rayon tofu : les boissons végétales au soja, les desserts qui en sont faits et les plats qui en contiennent entrent dans le même compte, sans que l’app les additionne pour vous.
La raison de ce repère tient dans la phrase ci-dessus, telle que l’application l’affiche ; cette page ne va pas au-delà, et elle ne saurait pas le faire. Comme pour la caféine, la famille du soja ne porte aucune règle : noter un tofu, une boisson végétale ou un dessert au soja ne lève rien. Une réserve, et elle vient d’ailleurs : les pousses de soja relèvent des graines germées, une famille qui, elle, a sa règle.
Ce qu’une app de suivi alimentaire peut dire, et ce qu’elle ne peut pas
L’app estime des apports à partir de ce que vous notez, et les compare à des repères publiés. Elle ne dépiste rien, ne mesure aucun état nutritionnel, et — on vient de le voir — ne chiffre pas tout ce qu’elle affiche. Côté bébé, elle n’a d’ailleurs aucune limite haute : elle sait dire ce qui manque, pas ce qui serait de trop.
Cette page cite les textes que l’application affiche ; elle n’y ajoute ni chiffre, ni conseil. Elle est écrite par le développeur de l’app, comme le dit la page à propos, et non par un professionnel de santé. Pour tout le reste — votre suivi, un doute sur ce que vous buvez, une question que cette page laisse ouverte — c’est votre sage-femme ou votre médecin qui répond.
Une source mal citée, un chiffre qui ne correspond pas au document d’origine : écrivez-nous, nous corrigeons — et nous le disons sur cette page.

