Repères nutritionnels
Fer et grossesse : le repère et sa source
Le repère de l’app n’est pas celui que citent plusieurs pages françaises. Voici lequel, d’où il sort, et ce que l’écart veut dire.
Sources publiées, citées ligne à ligneVérifié le
Aucun professionnel de santé n’ayant relu cette page, elle ne remplace pas votre suivi médical. Pitchoun est développé par une personne seule, qui n’est ni médecin, ni sage-femme, ni diététicienne — c’est écrit ici.
La réponse courte
Le repère que Pitchoun retient pour le fer pendant la grossesse est de 16 mg par jour. Il vient de l’ANSES, et c’est la référence publiée à laquelle l’app compare ce que vous notez.
Si vous avez lu ailleurs un chiffre nettement plus élevé, vous n’avez pas mal lu : plusieurs pages françaises en citent un autre. L’écart ne vient pas d’un désaccord sur le fer, mais de ce qui est cité — et c’est ce que déplie la suite de cette page.
Sur cette page6 parties
D’où vient ce chiffre
Voici la référence, mot pour mot, telle que l’app la porte :
ANSES 2021 : 16 mg/j pour la femme enceinte — la RNP des femmes à pertes menstruelles élevées, appliquée telle quelle, sans majoration pour la grossesse (11 mg chez la femme adulte à pertes normales)
Trois choses s’y lisent. La valeur retenue est une référence de population : elle décrit l’apport qui couvre le besoin de la très grande majorité des femmes, pas celui d’une femme en particulier. Elle est reprise telle quelle pendant la grossesse, sans majoration. Et elle part déjà de la valeur haute chez l’adulte — celle des pertes menstruelles élevées — plutôt que de la valeur courante.
Les treize repères de l’app sont documentés de la même façon, chacun avec sa source : la liste complète est sur nos sources.
Pourquoi d’autres pages annoncent un chiffre plus élevé
Elles ne se trompent pas forcément : elles ne citent souvent pas la même chose. Trois objets différents circulent sous le même mot.
Une recommandation française antérieure, qui n’a pas été reconduite en l’état. Une référence venue d’un autre pays, qui ne suit pas les mêmes conventions de calcul. Et, plus souvent qu’on ne le croit, une quantité prescrite — laquelle n’est pas un repère d’assiette : ce qui est prescrit à quelqu’un l’est pour cette personne-là, par un professionnel qui la suit. Ce ne sont pas des chiffres concurrents, ce sont des réponses à des questions différentes.
Pitchoun ne tranche pas entre elles. Elle affiche celle de l’ANSES, la nomme, et s’y tient — son repère a d’ailleurs porté une valeur plus élevée avant d’être aligné sur cette référence. Ce qui vaut pour vous, en revanche, n’est pas une affaire de page web : c’est votre sage-femme ou votre médecin qui le dit, et ce que l’app affiche reste un repère public, jamais un avis.
Quels aliments apportent du fer
Cette page n’écrit aucune teneur, et ce n’est pas une pudeur : une teneur dépend de la variété, de la coupe et de la cuisson, et un chiffre recopié ici vieillirait sans que rien ne le signale. Ce qui se dit, ce sont les familles.
- Les viandes, et particulièrement les viandes rouges.
- Les légumes secs — lentilles, pois chiches, haricots.
- Les fruits à coque et les graines.
- Les produits de la mer bien cuits, notamment les coquillages.
- Les céréales complètes, et le pain qui en est fait.
- Certains légumes verts.
C’est la table de composition Ciqual 2025 de l’ANSES — 3 484 aliments — que l’app additionne, ligne à ligne, à partir de ce que vous avez noté. Elle y lit une teneur en fer, pas la façon dont ce fer se présente dans l’aliment : l’app prend cette colonne telle quelle et n’en déduit rien de plus.
Pourquoi le foie n’est jamais proposé
Le foie est l’une des entrées les plus riches en fer de toute la table. L’app ne le suggère pourtant jamais, et c’est délibéré :
Le foie concentre beaucoup de vitamine A, déconseillée à forte dose pendant la grossesse. C’est celui qu’il vaut mieux laisser le plus franchement de côté — huile de foie de morue comprise, malgré ses oméga-3.
C’est un cas parmi d’autres : l’huile de foie de morue, que la règle ci-dessus nomme malgré ses oméga-3, ou les algues, parmi les entrées les plus riches en fer de la table et que l’app déconseille pour leur iode, sont écartées selon la même logique — une raison qui n’a rien à voir avec le repère qu’elles rempliraient. Ici, c’est la vitamine A, qui s’accumule. Le foie et les abats y consacrent une page entière.
Le fonctionnement interne dit la même chose que le texte affiché : un aliment qui porte un signalement ferme, comme le foie, ne remonte jamais dans ses suggestions, quelle que soit sa richesse. Un aliment dont le signalement dépend de la cuisson — une viande, un poisson ou un œuf, qui ne posent plus ce risque bien cuits — reste proposé, lui.
Un total affiché est toujours un minimum
Voici le point le plus facile à manquer, et il vaut pour n’importe quel carnet alimentaire, pas seulement pour celui-ci.
La table ne dose pas le fer partout : elle le publie sur 76,1 % de ses lignes. Ailleurs, la mesure est simplement absente — et une mesure absente est lue comme un zéro, faute de mieux. L’app ne comble jamais ce trou par une estimation : elle préfère afficher moins que d’inventer un apport.
Conséquence directe, et elle change la lecture d’un écran : un total de fer affiché est un minimum, jamais un maximum. Ce que contenait votre journée en apporte au moins autant, souvent davantage. La même réserve vaut pour les cinq autres repères suivis pour le bébé, et les folates sont dans le même cas.
Ce que l’app fait, et ce qu’elle ne fait pas
Pitchoun estime des apports à partir de ce que vous notez, et les compare à des repères publiés. C’est tout, et il vaut mieux le dire nettement sur un sujet comme celui-ci.
Elle ne mesure rien de votre organisme, ne dépiste rien, n’établit aucun bilan et ne remplace aucun examen. Un écart au repère, sur un écran, dit ce que la journée notée contenait — pas ce qu’il en est de vous. Elle ne dit rien non plus d’un excès : côté bébé, elle n’a aucune limite haute, elle sait montrer ce qui manque et pas ce qui serait de trop.
Et elle ne recommande jamais de complément. Si la question se pose, elle se pose avec votre sage-femme ou votre médecin — qui vous suit, et qui peut prescrire.
La liste des familles d’aliments que l’app signale, avec la raison de chacune, est rassemblée sur les aliments à éviter pendant la grossesse.
Une source mal citée, un chiffre qui ne correspond pas au document d’origine : écrivez-nous, nous corrigeons — et nous le disons sur cette page.

